BRM 400 en Champagne


Texte et images : Nicolas Picard

Le départ du BRM 400 de l'ACP est donné à 16h du gymnase Biancotto dans le 17e arrondissement. Nous sommes escortés par la police jusqu’à l’embouchure du canal de l’Ourcq. Nous longeons ensuite ce canal sur une vingtaine de kilomètres jusqu’à Gressy avant de rejoindre le premier contrôle à la magnifique abbaye de Longpont, au km 105, peu avant le coucher du soleil, vers 20 h 30.

La route se poursuit ensuite, progressivement enveloppée par la tombée de la nuit, en direction de Brouillet, au km 155, où nous attend le deuxième contrôle. Les bénévoles de l’Audax Club Parisien y avaient installé un ravitaillement et un point d’eau particulièrement appréciés par l’ensemble des participants.

Je repars du ravitaillement à minuit en direction du troisième contrôle situé à Villers-Marmery, au km 200, que j’atteins à 2 h 40.

La nuit continue le long de la Marne — que nous suivrons d’ailleurs presque jusqu’à l’arrivée — avant qu’un imprévu ne m’oblige à m’arrêter à Ay-Champagne : mes batteries d’éclairage étaient à plat. Cette pause forcée d’une petite heure passe finalement très vite, et je peux repartir à l’aube, vers 5h30. À peine relancé, une côte de plus de deux kilomètres m’attend pour rejoindre Hautvillers et le quatrième contrôle, situé devant la statue de Dom Pérignon, au km 232.

Je poursuis ensuite sur la célèbre route touristique du Champagne et de ses immenses étendues de vignobles vallonnés… jusqu’à l’arrivée de la pluie. En apercevant un abribus, j’en profite pour m’accorder une courte sieste, avec l’espoir que l’averse cesse avant mon réveil.

Évidemment, la pluie n’avait pas cessé.

Un groupe de quatre cyclistes passe alors devant moi. Je reclipse les pédales, les rattrape et roule un moment avec eux : la machine est relancée. Direction Château-Thierry, au km 282, où le cinquième contrôle est atteint à 9 h 20.

Je poursuis ensuite seul pendant près de 70 kilomètres afin d’atteindre le dernier contrôle, à Villeneuve-le-Comte, au km 352, vers 13 h, où je prends le temps d’une pause déjeuner.

Vient enfin la dernière ligne droite : les cinquante derniers kilomètres jusqu’à Paris. Le simple fait de voir le compteur repasser de trois à deux chiffres me redonne de l’énergie et un véritable regain de fraîcheur. Je poursuis seul, en longeant le lac de Vaires-sur-Marne puis les quais de la Marne.

L’arrivée dans Paris se fait par le bois de Vincennes, sous le retour de la pluie, pour valider en beauté ce premier BRM de 400 km en 23 h 45 !

Une belle aventure, rythmée par l’effort, les paysages et de chouettes rencontres tout au long de la route !

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